Accueil - Գլխավոր

Mekhitar Appahayr
 

 

 

ԿՐՈՆ - ԱԶԳ - ԳԻՏՈՒԹԻՒՆ - ՀԱՅՐԵՆԻՔ
MEKHITARIAN

 

Documentations - Վաւերագիր

MINISTERE

DES

AFFAIRES ETRANGERES

----oo----

DIRECTION POLITIQUE



Paris, le 19 mai 1845

Messieurs,


La lettre que vous m(avez fait l’honneur de m’écrire le 30 novembre dernier, avait pour objet d’obtenir l'autorisation de transporter à Paris le Collège que votre Congrégation possède à Padoue et de l’établir en France pleinement indépendante de L’Université Royale.

Cette demande a été accueillie avec l’intérêt qu’elle méritait. Le Gouvernement du Roi connaît les titres qui recommandent à l’estime publique l’institut des religieux Mekhitaristes, le bon esprit qui l’anime, les travaux utiles et respectables qu’il poursuit dans un but de civilisation nationale.

La France qui, comme protectrice du catholicisme en Orient, a déjà montre tant de sollicitude pour les intérêts de la Nation Arménienne, saisira toujours avec plaisir l’occasion de lui donner de nouveaux témoignages de cette sympathie si légitime.

Vous saviez, Messieurs, que le Gouvernement du roi déférant aux vœux que vous avez exprimés, consentait à la translation à paris de votre Collège de Padoue, pour y exister dans une complète indépendance à l’égard de l’Université. Ce Collège ne relèvera que de l’autorité et de la juridiction du Supérieur général de votre congrégation ; il jouira de toute la liberté d’enseignement, de direction, d’administration disciplinaire et économique qu’il peut désirer.

Il n’aura de rapport qu’avec le Ministre de l’Instruction Publique et à cet égard je me félicite de pouvoir vous donner des explications propres à lever les doutes, à prévenir tous les commentaires.

En effet, ces rapports ne doivent avoir pour objet que la protection même que l’établissement en question qui vient chercher en France. Le Ministre chargé de l’Instruction publique ne sera que l’intermédiaire naturel et bienveillant entre le Gouvernement du Roi et le Congrégation.

C’est à lui qu’elle pourra s’adresser pour obtenir, au besoin, l’appui des lois et le bénéfice des garanties de liberté et de sécurité dont chacun est admis à jouir en France. Elle peut compter d’avance sur sa constante sollicitude. En un mot, Messieurs, indépendance plein et entière du Collège Arménien au point de vue scolaire, administratif et disciplinaire, rapports entre lui et le Ministre de l’Instruction publique en ce qui touche seulement les éventualités d’une protection que ce Ministre sera toujours empresse de lui assurer. Telles doivent être les bases de l’existence de cet établissement en France.

Une semblable situation n’a sans doute rien que de conforme à la demande de Mgr. L’Archevêque de Siunique.

Recevez, Messieurs, l’Assurance de me considération très distingués.

DUCHATEL

Mrs sarkis Dr. Théodor

Jean Sorguggi

 

 

MINISTERE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE


Palais de Neuilly, le 11 Juin 1846



LOUIS PHILIPPE

ROI DES FRANÇAIS



A tous présents et à venir, salut.


Vu la demande présentée par les Sieurs Sarkis et Sorguggi, fondés de pouvoirs de l’Académie Arménienne des Mekhitaristes de Venise, afin d’obtenir l’autorisation de transférer à Paris le Collège qui a été institué par cette Académie à Padoue, sous le nom de Collège Arménien de Samuel Moorat, et d’ériger cet établissement sous le seule autorité et juridiction du Supérieur des Arméniens Mekhitaristes de Venise.

Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :

Article I. er

La fondation à Paris d’un Collège catholique Arménien sous la dénomination de Collège Arménien de Samuel Moorat, par les soins et aux frais de l’Académie Arménienne des Mekhitaristes de Venise et approuvée.

Article 2.

Ce collège est placé sous la protection spéciale du Gouvernement Français. Il est constitué comme un établissement d’utilité publique étranger, et demeure entièrement libre pour les études et pour la discipline comme pour l’administration.

Article 3.

Il ne pourra y être admis que des élèves de Nation Arménienne qui auront été désignés par le Supérieur des Mekhitaristes de Venise ou par son délégué.

Article 4.

L’Autorité administrative, la direction et la surveillance de tout l’établissement appartiennent à un délégué du Supérieur des Mekhitaristes de venise. Ce délégué prend le titre de Directeur du Collège Arménien de Samuel Moorat.

 

Article 5.

Notre Ministre Secrétaire d’Etat au département de l’Instruction publique est chargé de l’exécution de la présente Ordonnance


Fait au Palais de Neuilly,le 11 juin 1846

LOUIS PHILIPPE


Par le Roi

Le Ministre Secrétaire d’Etat

Au Département de l’Instruction Publique,

SALVANDY


Pour ampliation

Le Maître des Requêtes, chef du secrétariat

RAVASSON

 
Armen 2012 Հրայր
Այսքան չարիք թէ մոռանան մեր որդիք, թող ողջ աշխարհ կարդայ հայուն նախատինք